Critique : 20.000 lieues sous les mers

Aujourd’hui, j’ai fini de dévorer 20000 lieues sous les mers, un classique de la littérature fantastique, écrit par le célèbre Jules Vernes, grand romancier d’aventures aux quatre coins du monde ! C’est d’ailleurs sa renommée comme classique du genre qui m’a décidé à lire ce livre. Grand amoureux d’histoires fantastiques, je ne pouvais encore longtemps passer à côté de chefs d’œuvres tels que 20000 lieues sous les mers. Et autant couper court au suspense, je suis plutôt déçu par ce livre.
Quoi ? Comment ? Impossible ! Calomnie !

Comment puis-je dire du mal d’un classique du genre ?! Je vais vous le dire. Mais avant, je souhaite m’attarder sur les points positifs de cette œuvre. Sorti en 1870, 20000 lieues sous les mers raconte la chasse d’un monstre marin qui terrorise les mers du monde. Nos héros découvrent très vite que le monstre en question n’est autre que le vaisseau sous marin Nautilus du Capitaine Némo, un personnage mystérieux et charismatique qui porte à lui seul la force du roman. Nous suivons les aventures de nos héros, embarqués de force sur ce navire d’un genre nouveau, qui voyagent aux quatre coins du globe et font face à de terribles mésaventures. Le style est accessible, malgré de très longues descriptions scientifiques qui plombent un peu la narration mais qui donnent également un aspect très contemplatif et appréciable au récit. On prend plaisir à découvrir les mystères majestueux des fonds marins et les créatures qui y habitent. Mention spéciale au cimetière sous-marin de Némo et de son équipage, et la procession funéraire splendidement narrée : un grand moment d’émotion.

La fin du roman pose un énorme problème : le roman se termine en queue de poisson (jeu de mot oblige) et on reste complètement sur notre faim. Comme s’en sont-ils sortis ? Pourquoi le capitaine les a laissés s’échapper avec tous les secrets du Nautilus ?  Qu’advient-il du Nautilus ?Le héros, assommé, ne vit pas la fin de l’histoire, à la manière du hobbit Bilbo à la fin du roman éponyme… Une fin complètement rageante et qui ternit l’intérêt du récit… Les personnages secondaires sont trop peu développés : le second du Capitaine, mais également Conseil, le fidèle serviteur d’Aronnax (un prénom affreux, soit dit en passant). Le roman se centre sur la relation entre Aronnax et Némo, mais le secret du capitaine n’est jamais dévoilé…

La réputation de ce roman est pour moi quelque peu surfaite. Certes, nous avons ici un formidable roman d’aventures, totalement en avance sur son temps. Les péripéties sont riches et intenses en émotions, et les descriptions aident à poser le cadre de cette expédition unique. Malheureusement, les enjeux dramatiques du roman se déroulent maladroitement sans jamais voir le bout. Les relations entre les personnages n’évoluent que très peu et le capital émotionnel n’est jamais vraiment atteint. J’aurais attendu une autre fin pour ce roman, qui m’a fortement déçu. C’est un beau roman d’aventures, mais que je ne recommanderai cependant pas à tous le monde. Les amoureux du genre fantastique y trouveront ce qu’ils y cherchent. Pour les autres, il faudra faire avec les défauts des eujeux dramatiques et une fin qui sera, sans aucun doute, décevante.

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